Les marques du silence - Genève

Vendredi 4 septembre 2026 de 10h à 12h, Jardin Anglais 

Genève : quand les marques font tomber le silence

Pour sa troisième édition, Les Marques du silence s’est installée au Jardin Anglais, à Genève.

Et cette fois encore, le geste était simple : déposer une marque de peinture pour rendre visible ce qui, trop souvent, reste invisible.

Mais à Genève, quelque chose de particulièrement fort s’est produit.

Très rapidement, les marques se sont multipliées. Des dizaines de personnes se sont arrêtées, ont observé, questionné, puis participé. Des habitants, des visiteurs, des personnes venues de nombreux pays et de cultures différentes ont laissé, à leur tour, une trace.
Une marque. Une couleur. Un geste. Et parfois, derrière ce geste, une histoire.

Les jeunes au cœur de l’action

Ce qui nous a particulièrement marqués lors de cette édition, c’est la présence et l’implication de nombreux jeunes.
Ils sont venus spontanément. Ils ont voulu comprendre, participer, échanger. Certains ont témoigné.
Le harcèlement, les violences, le sentiment d’isolement ou la difficulté à parler ne sont pas pour eux des sujets abstraits. Ils les connaissent. Ils les voient. Parfois, ils les vivent.

Leur réaction nous rappelle pourquoi cette action existe.
Il ne suffit pas de parler des jeunes. Il faut créer des espaces où nous pouvons les écouter.
Une marque peut ouvrir une parole

Au fil de l’action, nous avons vu les échanges se multiplier.
Des personnes sont venues raconter une expérience personnelle, parler d'une situation vécue ou simplement mettre des mots sur quelque chose qu'elles avaient jusque-là gardé pour elles.

C’est là que Les Marques du silence prend tout son sens.
La peinture attire le regard. Le geste permet de participer sans avoir besoin de parler. Mais parfois, une fois la marque déposée, les mots arrivent.

L’art devient alors un point de rencontre. Un langage commun. Une manière d’aborder des sujets difficiles autrement.

Des nationalités différentes, un même geste

Au Jardin Anglais, des personnes venues de nombreux horizons ont participé à l’œuvre.

Les langues, les cultures, les âges et les parcours étaient différents. Pourtant, toutes ont pu accomplir exactement le même geste.

Cette diversité donne une dimension particulière à cette troisième édition : elle montre que les violences faites aux enfants et aux jeunes, le harcèlement et leurs conséquences dépassent les frontières et les appartenances.
Face à eux, nous pouvons tous choisir de ne pas détourner le regard.

Rendre visible pour permettre de dire

À chaque nouvelle édition, l’œuvre se transforme.

Elle porte davantage de couleurs, davantage de marques, mais surtout davantage d’histoires humaines.
Genève nous laisse une conviction encore plus forte : lorsqu’on crée un espace accessible, bienveillant et sans jugement, la parole peut émerger là où on ne l’attend pas.

Et cette parole compte.

Parce qu’une personne qui ose raconter ce qu’elle a vécu n’est plus seulement une statistique. Elle devient une voix que nous devons entendre.

Les Marques du silence continueront donc leur chemin.
De ville en ville.

De marque en marque.

De rencontre en rencontre.
Jusqu’à ce que ce que nous avons trop longtemps laissé dans le silence devienne impossible à ignorer.